Alimentation du cheval : les bases d’une ration juste

Le cheval est un herbivore fibrivore conçu pour ingérer de petites quantités en continu, quinze heures par jour. Toute ration qui s’éloigne de ce modèle expose aux ulcères, aux coliques et aux troubles du comportement. Voici les repères d’une alimentation juste.
Le fourrage avant tout
Un cheval doit recevoir au minimum 1,5 % de son poids vif en fourrage sec chaque jour — soit 7,5 kg de foin pour un cheval de 500 kg, et idéalement bien davantage. Le fourrage n’est pas un complément du concentré : c’est l’inverse. Un filet à petites mailles étale la consommation et occupe le cheval au box.
Les concentrés, seulement si nécessaire
Granulés et floconnés ne se justifient que si le travail ou l’état corporel le demandent. On fractionne en deux à trois repas de moins de deux kilos, toujours après le fourrage : l’estomac équin, de la taille d’un ballon de rugby, ne tolère pas les gros volumes d’amidon.
Évaluer l’état corporel
La note d’état corporel se juge à la main : côtes palpables sans être visibles, encolure sans bourrelet, croupe sans creux. Elle vaut mieux que la balance et se contrôle tous les mois, en photo au même endroit pour comparer.
Eau, minéraux, transitions
Un cheval boit de 30 à 50 litres par jour : l’eau propre et à volonté est le premier nutriment. Un aliment minéral vitaminé comble les carences d’un régime foin seul. Et toute modification se fait sur dix à quinze jours, le microbiote intestinal ne supportant aucun changement brutal.
À retenir
Fourrage à volonté ou presque, concentrés fractionnés et limités, eau permanente, minéraux adaptés et transitions lentes. En cas de doute sur une perte d’état, la piste dentaire et le vermifuge se vérifient avant d’augmenter la ration.