Gilet de protection et airbag : la sécurité du cavalier

Au-delà du casque, le gilet de protection et l’airbag équestre limitent les traumatismes du dos et du thorax. Obligatoires en cross, ils gagnent aussi du terrain à l’obstacle et chez les jeunes chevaux.
Gilet rigide ou gilet souple ?
Le gilet à mousse répond à la norme EN 13158, déclinée en trois niveaux. Le niveau 3 (étiquette violette) est le seul autorisé en concours complet ; les niveaux 1 et 2 s’adressent aux professionnels des courses et au travail léger. La mousse se ramollit à la chaleur du corps et épouse le dos en quelques minutes.
L’airbag équestre
Relié à la selle par un cordon, l’airbag se déclenche à la séparation et gonfle en une fraction de seconde, protégeant nuque, dos et côtes. Il se porte par-dessus un gilet homologué, jamais à sa place : les règlements de complet l’exigent explicitement.
Bien le régler
Un gilet doit couvrir de la base du cou jusqu’à la dernière côte, sans gêner l’assise ni remonter à la nuque quand on se penche. On l’ajuste assis en selle, pas debout : la position change tout. Les sangles latérales et l’ourlet inférieur se règlent séparément.
Le reste de la panoplie
Des gants qui préservent la sensibilité des rênes, des bottes à talon marqué qui empêchent le pied de traverser l’étrier, des étriers de sécurité à branche ouvrante : autant de détails qui divisent le risque d’accident grave.
Contrôler et remplacer
La mousse d’un gilet perd de son efficacité en cinq à huit ans selon l’usage ; les cartouches d’airbag se vérifient chaque saison. Après un déclenchement, on remplace la cartouche et on fait contrôler le système.
À retenir
Niveau 3 pour le cross, réglage assis en selle, airbag en complément et non en remplacement. Une protection contrôlée vaut mieux qu’une protection oubliée au fond du camion.
