Tapis de selle : formes, matières et entretien

Le tapis de selle n’est pas un simple accessoire de couleur : il protège le dos du cheval, absorbe la sueur et préserve le cuir de la selle. Encore faut-il choisir la bonne forme, la bonne matière — et le laver assez souvent.
La bonne forme
Un tapis suit la coupe de la selle : quartiers avancés pour l’obstacle, quartiers droits pour le dressage. Il doit dépasser de deux à trois centimètres tout autour de la selle, sans plus. Trop grand, il fait des plis ; trop petit, le bord de la selle frotte à vif.
Le dégagement du garrot
Avant de sangler, on remonte toujours le tapis dans la gouttière pour libérer le garrot. Un tapis tiré à plat crée une tension qui appuie exactement là où il ne faut pas. Les modèles à ligne de dos anatomique facilitent ce geste.
Les matières
- Coton matelassé : respirant, lavable, la valeur sûre du travail quotidien.
- Mouton (naturel ou synthétique) : amortit et répartit la pression, idéal pour les dos sensibles.
- Mesh technique : évacue l’humidité, précieux l’été et pour les chevaux qui transpirent beaucoup.
Faut-il un amortisseur ?
Un amortisseur corrige ponctuellement un léger défaut d’équilibre ou soulage un cheval qui reprend le travail. Il ne rattrape jamais une selle mal adaptée : ajouter de l’épaisseur sous une selle déjà étroite ne fait qu’aggraver la compression.
Entretien
Lavage à 30 °C sans adoucissant, séchage à plat, à l’air libre. Le sel de la sueur cristallise et devient abrasif : un tapis lavé toutes les deux ou trois sorties évite bien des frottements.
À retenir
Forme adaptée, garrot dégagé, matière respirante et lavage fréquent : un bon tapis se voit peu et protège beaucoup.